Aide alimentaire : Les handicapés de Kédovins laissés en rade

Après plusieurs démarches auprès des autorités compétentes sans succès, les personnes handicapées de Kédougou pleurent pour demander leur prise en compte dans la distribution des vivres du programme d’aide alimentaire.

La distribution des vivres de résilience pour faire face au covid-19 n’a pas pris en compte les personnes handicapées de Kédougou. Leur association régionale l’a fait comprendre ce jeudi, lors d’un point de presse. Dans la foulée, son président Sory Sylla n’a pas tourné autour du pot pour fustiger l’attitude des autorités envers cette couche dite vulnérable.

Selon M. Sylla, «depuis le début de la pandémie, les handicapés n’ont jamais été conviés aux Crd ou Cdd tenus dans le cadre du covid-19». En plus, poursuit-il, «après l’aide annoncée par le Président de la République, Macky Sall, aux démunies, ils n’ont pas été impliqués dans la constitution des commissions, ce qui n’est pas sans conséquence pour les handicapés», de son avis.

«Dans tous les quartiers de Kédougou, les handicapés n’ont pas bénéficié de l’aide alimentaire, même ceux qui ont des cartes d’égalité des chances», a indiqué le président, poursuivant «les handicapés de Kédougou demandent la faveur qui a été donnée aux autres handicapés du Sénégal. Sur toutes les listes de distribution, s’il y a 100 personnes handicapées seules 2 ou 3 personnes sont prises en compte», a martelé M. Sylla.

«Après toutes les tentatives de plaidoyer du service de l’action sociale lors des rencontres, toujours la situation demeure inchangée», se désole-t-il. C’est dans ce même ordre d’idée que ses propos ont été renforcés par Mme Kadidiatou Dia mère de famille, membre de l’association, qui a laissé entendre que «le mot vulnérabilité n’est pas considéré à Kédougou. Par rapport à cette aide alimentaire, nous n’avons rien vu, ni entendu et je dis que nous ne sommes pas contents du gouvernement de Macky Sall pour ce fait. Tout ce que nous voulons savoir, c’est de nous dire le groupe dans lequel nous faisons partie», a fait savoir Mme Dia.

À en croire le président Sory Sylla, l’association aurait rencontré le gouverneur et le préfet pour le cas des handicapés dans la distribution des vivres, mais le seul langage qu’on leur tenait c’est l’absence de leurs noms sur les listes reçues. Pourtant, parmi eux, il y en a des bénéficiaires de bourses familiales et détenteurs de cartes d’égalité des chances jusqu’ici zappés dans l’appui aux personnes nécessiteuses. Ils demandent tout simplement une solution urgente de la part de l’État pour essuyer leurs larmes.

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