Per diem au force Covid-19 : Seydou Gueye indique qu’il y a des « regrets »

Invité de l’émission Toute la vérité (Tlv), sur Sen TV, le ministre conseiller en communication à la présidence de la République, Seydou Guèye a déclaré, concernant la réouverture des mosquées qu’il n’y a pas eu de pression.

 

Par El Hassane SALL

 

Concernant l’assouplissement des mesures avec la réouverture des lieux de culte entre autres, Seydou Guèye estime qu’il n’y a pas eu de pression. Quand une chose de cette nature arrive, il faut se dire que nous vivons dans un pays laïc, un État laïc. Il n’appartient pas au chef de l’État de décider sur cet aspect de la vie des citoyens, aller à la mosquée ou ne pas y aller. Il avait décidé l’interdiction des rassemblements puisque ce qui est particulier dans la mosquée, c’est qu’il y a un probable risque de contamination du fait de la promiscuité et de l’affluence.

La présence de nombreux fidèles, dans des conditions serrées peut faire redouter cela. Et dès lors qu’il y avait justement cette stratégie, le président de la République a dit « oui », on peut mais en respectant les gestes barrières et autres. Cela traduit une faculté de restituer à des responsables, qui après des  concertations et évaluations décident de la conduite à tenir.

Il faut s’estimer heureux d’être dans un pays où des autorités assument leurs responsabilités religieuses et il faut s’estimer heureux que finalement, malgré tout ce qui a été dit, on constate qu’il n’y a pas eu de pression. Il n’y a rien de méchant dans la critique ; il y a juste à considérer qu’une possibilité a été ouverte en toute responsabilité et les gens vont en user, en répondant aux conditions qui encadrent les fonctionnalités nouvelles de la mosquée.

Abordant  la question des perdiems qui devaient être alloués aux membres du comité de gestion  du fonds covid-19, le ministre conseiller estime que la question fondamentale doit se situer dans le bon usage des ressources mobilisées qui sont des ressources publiques. À partir des affectations décidées par le chef de l’État, des montants qui vont servir à l’aide sociale, d’autres à l’investissement pour la relance, d’autres aux facilités fiscales pour permettre aux entreprises de régler leurs problèmes de trésorerie ; donc il faut que ces affectations qui sont le résultat d’une approche stratégique avec une perspective double de faire face ; ensuite relancer. Il faut que ceci soit très bien fait, pense savoir Seydou Guèye.

Qui ajoute que pour ce qui concerne les indemnisations c’est une question d’approche, car si certains estiment qu’ils peuvent venir travailler gratuitement pour leur pays, tandis que d’autres peuvent avoir besoin d’être indemnisés. Seulement, le ministre conseiller dit regretter qu’il y ait des tensions sur des questions non essentielles jusqu’à ce qu’il y ait démission, soutient Seydou Gueye.

Qui, par ailleurs, se félicite de l’attitude du président de la République, qui,  depuis l’entame de cette crise, a décidé d’apporter des réponses proportionnelles à l’état de la progression du virus.

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